2019 : année charnière pour la location saisonnière en France ?

Une résidence de location courte durée dans le sud de la France

Airbnb est une entreprise clivante. D’un côté adulée parce qu’elle permet à des milliers de personnes d’arrondir leurs fins de mois – parfois sans rien déclarer au fisc – , mais de l’autre, honnie par ceux qui voient les locations courte durée comme des sources de nuisance en copropriété ou les responsables de la hausse des prix de l’immobilier et des loyers.

La réglementation s’est mise en place autour de ces notions et depuis janvier 2019, des évolutions importantes doivent être connues des propriétaires qui louent en courte durée.

La location courte durée restera t elle un eldorado immobilier après ces évolutions ? Nous vous laissons en juger.

Interdiction de louer plus de 120 jours par an une résidence principale

En fait, cette réglementation existe déjà depuis bien longtemps. Mais désormais, le législateur affiche une volonté ferme de l’appliquer.

Au delà de 120 jours, les plateformes de réservation en ligne, au premier range desquelles Airbnb, ont l’obligation de retirer l’annonce de leur site. En parallèle, les collectivités et l’administration fiscale ont à leur disposition un agrégateur, qui permet de contrôler la durée de location toutes plateformes confondues.

L’info en plus : point très important ici, cette réglementation ne concerne que les résidences principales. Les propriétaires qui louent une résidence secondaire, un investissement locatif, ne sont pas concernés.

La déclaration automatique des revenus par les plate formes de réservation en ligne

Comme pour vos salaires si vous êtes salarié, vos revenus sont envoyés directement aux services fiscaux et aux collectivités (pour la taxe de séjour). Vous n’avez plus rien à faire… mais les petits malins qui ne déclaraient pas leurs revenus, en sont pour leurs frais et doivent rentrer dans le rang.

C’est d’ailleurs une des principales critiques envers Airbnb : la mise en place d’un économie souterraine qui n’est pas imposée et entraîne une distorsion de concurrence avec les hôtels.

La modulation de la taxe de séjour

Autre fois minime ou carrément ignorées par les villes et offices de tourisme, la taxe de séjour est en passe de devenir une nouvelle vache à lait fiscale. Désormais, les montants ont souvent doublé, voir bien plus depuis quelques années, et une taxe additionnelle départementale est bien souvent appliquée également.

Au 1e janvier 2019, un nouveau cap a été franchi, avec la possibilité de taxer jusqu’à 5% du montant de la réservation pour la taxe de séjour. Cela entraîne une augmentation considérable pour nombre de locations.

L’astuce : pour rester avec une taxe de séjour correct et fixe, le propriétaire doit faire classer sa location en meublé de tourisme

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